18 Fév NIGHTBOX JAZZERINOS – HARLEM IN PARIS

NICHOLAS D. BALL – Batterie
MATHIEU MEYER – Piano
PABLO CASTILLO – Cornet
PROKHOR BURLAK – Saxophone / Clarinette
PEPIJN MOUWEN – Saxophone / Clarinette
RUDOLPH STENGEL – Trombone
JOË SANTONI – Banjos
Le percussionniste et historien du jazz Nicholas D. Ball vous invite à un concert unique – une véritable aventure musicale à travers le temps. Guidé par un orchestre d’interprètes spécialistes, le public remontera jusqu’au Paris de 1919 parmi les ruines de la Grande Guerre, lorsque des jazzmen américains apportèrent pour la première fois leur art sur les rives européennes et rendirent à la capitale son statut de « Ville Lumière ». Ensemble, nous ferons revivre les sons oubliés du jazz parisien d’il y a plus d’un siècle, à l’époque où Montmartre et Pigalle étaient surnommés « le Harlem de l’Europe ».
Nous entendrons cette musique exactement comme elle se jouait pendant ces Années folles, au fil d’un tourbillon de « nightboxes », ces boîtes de nuit du Paris des années 1920. Nous croiserons les complètement dingues Scrap-Iron Jazzerinos, les déchaînés Pollard’s Six, le chic et sophistiqué Billy Arnold’s Novelty Jazz Band, ainsi que l’Orchestre Syncopated Six, dirigé par l’élégantGordon Stretton.
Et bien sûr, Louis A. Mitchell, maestro de la percussion et figure de proue du jazz parisien : d’abord en solo, dans un numéro de cabaret de batterie « hot », puis avec son orchestre, les Mitchell’s Jazz Kings
Et bien sûr, Louis A. Mitchell, maestro de la percussion et figure de proue du jazz parisien : d’abord en solo, dans un numéro de cabaret de batterie « hot », puis avec son orchestre, les Mitchell’s Jazz Kings
Nicholas est l’un des grands spécialistes mondiaux des premiers temps de la percussion jazz. Depuis de nombreuses années, il étudie ce style aujourd’hui presque oublié et le fait revivre en concert et dans les festivals de son pays. Pourtant, cette musique n’a plus vraiment été rejouée en France depuis qu’elle était nouvelle, « la première fois », au début des années 1920.
Pour le public de l’époque, cette musique était déroutante, aussi moderne que les œuvres que créaient alors Picasso, Chagall ou Modigliani. Les reconstitutions actuelles des débuts du jazz peuvent parfois avoir un parfum de musée ; mais avec ce concert, nous voulons retrouver l’énergie presque « punk-rock » qui caractérisait cette première vague d’orchestres de jazz, et rappeler à Paris un chapitre essentiel de son histoire musicale, tombé dans l’oubli depuis des décennies.