07 Oct LE BAL DES PHILOSOPHES – LA VIE A-T-ELLE UN SENS ? LES RÉPONSES DES EXISTENTIALISTES SARTRE, CAMUS ET MERLEAU-PONTY

Animé par Martin LEGROS
Piano : Pierre-François BLANCHARD
Programme de la saison 26/27
22/9 – L’IA peut-elle penser ? Chomsky vs ChatGPT et Claude
12/10 – La majorité a-t-elle toujours raison en démocratie ?
John Locke vs Alexis de Tocqueville
10/11 – Le bonheur : trois grandes définitions
8/12 – « Ce qui ne me tue pas, me rend plus fort ». Vraiment ?
(Friedrich Nietzche, Le Crépuscule des Idoles)
12/1 – La vie a-t-elle un sens ?
Les réponses des existentialistes. Sartre, Camus et Merleau-Ponty
9/2 – Euthanasie : peut-on perdre sa dignité ?
9/3 – Le pouvoir : la grande leçon de Machiavel
11/5 – La musique des philosophes et ses sortilèges
« On feint de croire que refuser un sens à la vie conduit forcément à déclarer qu’elle ne vaut pas la peine d’être vécue, En vérité, il n’y a aucune mesure forcée entre ces deux jugements. Il faut seulement refuser de se laisser égarer par les confusions, les divorces et les inconséquences jusqu’ici signalés. Il faut tout écarter et aller droit au vrai problème. On se tue parce que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue, voilà une vérité sans doute – inféconde cependant parce qu’elle est truisme. Mais est-ce que cette insulte à l’existence, ce démenti où on la plonge vient de ce qu’elle n’a point de sens ? Est-ce que son absurdité exige qu’on lui échappe, par l’espoir ou le suicide, voilà ce qu’il faut mettre à jour » (Albert Camus, Le mythe de Sisyphe)
« Nous courons après un possible que notre course même fait apparaître, qui n’est rien que notre course et qui se définit par là même comme hors d’atteinte. Nous courons vers nous-mêmes et nous sommes, de ce fait, l’être qui ne peut pas se rejoindre. En un sens, la course est dépourvue de signification, puisque le terme n’est jamais donné, mais inventé et projeté à mesure que nous courons vers lui. Et, en un autre sens, nous ne pouvons pas lui refuser cette signification qu’elle rejette » (Jean-Pol Sartre, L’Être et le Néant)
« La notion même de liberté exige que notre décision s’enfonce dans l’avenir, que quelque chose ait été fait par elle, que l’instant suivant bénéficie du précédent et, sans être nécessité, soit du moins sollicité par lui. Si la liberté est de faire, il faut que ce qu’elle fait ne soit pas défait à l’instant par une liberté neuve. Il faut donc que chaque instant ne soit pas un monde fermé, qu’un instant puisse engager les suivants, que, la décision une fois prise et l’action commencée, je dispose d’un acquis, je profite de mon élan, je sois incliné à poursuivre, il faut qu’il y ait une pente de l’esprit. » (Maurice Merleau-Ponty, Phénoménologie de la perception)